domingo, abril 30, 2006

386) Morte do acadêmico francês Jean-François Revel

L’académicien Jean-François Revel est décédé
Le Figaro, 30 avril 2006, (Rubrique Culture)
lefigaro.fr avec le site de l'Académie française et l'AFP

Le philosophe, écrivain et journaliste, âgé de 82 ans, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, des suites de problèmes cardiaques.

Philosophe, écrivain, journaliste, membre de l’Académie française, Jean-François Revel multipliait les casquettes prestigieuses. Franc-tireur, figure brillante et anticonformiste de la droite intellectuelle, l'écrivain était inclassable et ses ouvrages ne passaient jamais inaperçus.

Né en 1924 à Marseille, dans une famille d’origine franc-comtoise, il a fait ses études secondaires à l’École libre de Provence, puis préparé à Lyon, au lycée du Parc, l’École normale supérieure, où il a été reçu en 1943.

Membre actif de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale, il est désigné, en 1944, après la Libération, au poste de chargé de mission au commissariat de la République de la région Rhône-Alpes pendant quelques mois.

Agrégé de philosophie, il est nommé successivement à Tlemcen (1947-1948) en Algérie, au lycée français et à l’Institut français de Mexico (début 1950-fin 1952), à l’Institut français ainsi qu’à la Faculté des lettres de Florence (1952-1956).

Jean-François Revel revient en France à la fin de l’année 1956. Il participe alors au cabinet du sous-secrétariat d’État aux Arts et Lettres avant de prendre un poste d’enseignant au lycée Faidherbe à Lille (1957-1959) puis au lycée Jean-Baptiste Say à Paris. Il quitte l’Université en 1963.

L’homme de lettres
En 1957, Jean-François Revel est à un tournant de sa vie. Il embrasse une double carrière : celle d’écrivain et de journaliste. Son premier livre, Pourquoi des philosophes ?, démolit joyeusement le marxisme, Heidegger et Lacan. Suivront des titres où se côtoient des essais sur Proust, l'Italie ou la cuisine, souvent d'énormes succès comme Ni Marx ni Jésus, La Tentation totalitaire ou Comment les démocraties finissent.

La phrase inaugurale de cet ouvrage résume l'esprit de cette bête noire de la gauche qui a pourfendu le communisme: « La démocratie aura peut-être été dans l'histoire un accident, une parenthèse qui, sous nos yeux, se referme ».

Durant toute cette période, il assume en plus les fonctions de conseiller littéraire et de directeur de collection chez René Julliard, Jean-Jacques Pauvert, Robert Laffont jusqu’en 1978, date à laquelle il devient directeur de l’hebdomadaire L’Express dont il était l’un des éditorialistes depuis 1966. Il démissionne de la direction de L’Express en 1981 puis devient, en 1982, chroniqueur au Point, poste qu’il occupait jusqu’à sa mort. En qualité d’éditorialiste, il a également collaboré avec plusieurs radios : Europe n° 1 (1989-1992) et R.T.L. (1995-1998).

Jean-François Revel a été élu à l’Académie française le 19 juin 1997, au fauteuil d’Étienne Wolff. Il a reçu plusieurs distinctions : Officier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre de la Croix du Sud du Brésil, Grand officier de l’ordre de Henri le Navigateur du Portugal et Commandeur de l'ordre d'Isabel la Catholique. Son dernier essai, L’Obsession anti-américaine est sorti en 2002, aux éditions Plon.

Marié en secondes noces à l'écrivain Claude Sarraute, fille de Nathalie Sarraute, il est le père de plusieurs enfants dont Matthieu Ricard, un bouddhiste avec lequel cet athée a dialogué dans un livre à succès, Le Moine et le philosophe (1997).

Lire:
Revel : «La France n’est pas onusienne, elle est antiaméricaine !»
Interview, Le Figaro (8 septembre 2005; link: http://www.lefigaro.fr/culture/20060430.WWW000000033_revel_la_france_nest_pas_onusienne_elle_est_antiamericaine_.html)

1 Comments:

Anonymous Anônimo said...

Really amazing! Useful information. All the best.
»

segunda-feira, julho 03, 2006 8:52:00 AM  

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